Témoignage Métier Ingénieur en Electronique de Puissance

Témoignage Métier Ingénieur en Electronique de Puissance

Ingénieur en électronique de puissance, Antoine nous présente son parcours et son métier : après un diplôme de l’ENIB (Ecole Nationale d’Ingénieurs de Brest), il a d’abord travaillé en tant qu’ingénieur test et validation avant de revenir à sa spécialité d’origine. Il nous parle également de son expérience chez ELSYS Design.

Une carte électronique de puissance

 

Sa formation : DUT GEII puis diplôme de l’ENIB, filière électronique

Q : Peux-tu nous présenter ton parcours dans l’enseignement supérieur ? Après un DUT GEII (Génie Electrique et Informatique Industrielle) à l’IUT d’Evry, j’ai intégré l’ENIB, une école d’ingénieurs généraliste. Parmi les 3 filières possibles – informatique, électronique et mécatronique – j’ai choisi celle dédiée à l’électronique. J’ai eu mon diplôme en 2008.

Un crochet par le test et la validation

Q : Et ensuite ? J’ai intégré une société de prestation de services. J’ai travaillé 2 ans chez un constructeur automobile en tant qu’ingénieur test et validation. Pour résumer, on testait du logiciel : on commençait par analyser les spécifications de certaines fonctions des véhicules, on générait des plans de test et on les déroulait. C’est un métier très différent de ce que je fais aujourd’hui. Q : Qu’est-ce qui t’a poussé à changer ? J’avais envie de revenir vers la conception de cartes électroniques, plus précisément autour des aspects de conversion d’énergie, d’alimentation. J’avais réalisé un stage dans ce domaine, donc ce n’était pas totalement nouveau pour moi. ELSYS Design, en 2011, m’a donc permis de changer de métier.

Le métier d’ingénieur en électronique de puissance

Q : Ingénieur en électronique de puissance, ça consiste en quoi ? Pour commencer, l’électronique de puissance, c’est très vaste. Personnellement, je travaille avec des puissances moyennes, au niveau de la carte.

Un ingénieur en électronique de puissance intervient à différents niveaux. Il/elle :
  • Analyse les spécifications
  • Propose des architectures de solutions pour répondre aux besoins
  • Réalise des simulations électroniques sur PC
  • Fait de la conception électronique (schémas), du dimensionnement de composants, de l’analyse théorique pour étudier les pires cas et ainsi tenir compte de toutes les contraintes potentiellement subies par les composants (stress tests)
  • Saisit des schémas sur un logiciel de CAO (ex : Mentor Graphics)
  • Suit le placement routage
  • Envoie le design en fabrication, reçoit des prototypes sur lesquels il déroule des plans de tests qu’il a écrits
  • Débug les cartes électroniques
  • Les livre
Q : Qu’est-ce qui différencie un ingénieur en conception de carte électronique et un ingénieur en électronique de puissance ? La carte et sa fonctionnalité. Moi, je réalise des convertisseurs de puissance. A partir d’une tension reçue, le rôle clé de nos cartes est d’alimenter d’autres cartes / modules avec des tensions dédiées.
Par exemple, un avion embarque un réseau électrique interne qui alimente les différents équipements, idem pour un satellite. On va le convertir pour pouvoir alimenter la carte mère ainsi que d’autres cartes qui vont elles-mêmes alimenter des moteurs etc.
Mon métier, c’est la conversion d’énergie.

Ce qu’il aime dans son métier d’ingénieur en électronique de puissance

Q : Justement, qu’est-ce qui te plaît dans ton métier ? J’ai eu différentes étapes dans ma carrière, j’apprécie d’autant mieux mon rôle actuel de concepteur. J’ai le sentiment d’apporter ma touche personnelle à des projets multi-métiers, d’y occuper une place importante. J’aime concevoir ma carte électronique en suivant les différentes étapes de son cycle de développement et à la fin, l’avoir entre les mains.

Conception électronique et conversion d’énergie

Q : Et pourquoi l’électronique de puissance en particulier ? Qu’est-ce qui t’a fait choisir cette voie plutôt qu’une autre ? Plus précisément, j’ai choisi le domaine de la conception électronique ; la conversion d’énergie, je l’ai découverte en stage et ça m’a plu, tout simplement.
En 2008, à ma sortie d’école, les circonstances m’ont amené à faire un crochet par le test et la validation. Mais c’est ingénieur en électronique de puissance que je voulais devenir.
Q : Quel est ton contexte d’intervention habituel ? J'interviens sur la conception de nouveaux produits / équipements électroniques ; je peux être amené à le faire dans différents domaines (aéronautique, télécoms, automobile etc...).
Un équipement / produit contient plusieurs cartes électroniques qui nécessitent, en fonction des composants qu'elles embarquent, différents niveaux de tensions et de courants.
Mon rôle est de garantir que chaque consommant sera alimenté correctement, en convertissant l'énergie reçue depuis une source qui peut-être un réseau EDF, une batterie, un réseau électrique dans un avion ou dans un satellite etc.
Le tout doit être fait en respectant des normes (notamment la CEM - compatibilité électromagnétique) et des spécifications imposées par le réseau électrique qui nous alimente.
Nous devons également nous adapter à la mécanique du produit, ou parfois la faire évoluer pour des questions d'encombrement et de thermique.
La conception représente une perpétuelle série de challenges qu'on aime relever.

L’électronique analogique, un domaine techniquement très pointu

Q : Quelles sont les spécificités de ton métier d’ingénieur en électronique de puissance ? En électronique analogique, beaucoup de choses sont très pointues techniquement, on va vraiment dans le détail des calculs. Ce n’est pas tout ou rien, c’est très fin et la tâche de conception est ardue.

Ses conseils pour devenir ingénieur en électronique de puissance

Q : Parmi les lecteurs de cette interview, il y aura très certainement des élèves-ingénieurs ou des étudiants de formations techniques universitaires qui voudront devenir ingénieur en électronique de puissance, comme toi. Quel conseil leur donnerais-tu pour atteindre leur but ? Je leur dirais qu’ils font le choix d’un métier de niche, il faut en avoir conscience.
Si quelqu'un a une volonté forte de s'orienter vers ce métier, je lui conseillerais, comme pour tous les métiers spécifiques, de le faire le plus tôt possible (stages ou apprentissage).
Q : Mais tu ne regrettes pas pour autant ton expérience d’ingénieur test et validation ? Non, bien entendu. Elle m’a permis de mettre en avant d’autres qualités. Pour réaliser des activités de test, il faut beaucoup de rigueur et de méthodologie. Je trouve que dans certains bureaux d’études, on est trop pressé d’aller au résultat.
Diversifier son expérience est toujours positif.

Son avis sur ELSYS Design

Q : Que peux-tu nous dire de ta vie d’ingénieur chez ELSYS Design ? Tout d’abord, ELSYS Design m’a vraiment apporté ce que je recherchais : revenir vers la conception analogique. On m’a fait cette promesse et elle a été respectée, ce qui m’a permis de me réorienter. Les engagements ont été tenus.

Ensuite, depuis mon arrivée, j’ai connu une véritable évolution de carrière. J’ai commencé par travailler dans le domaine du spatial, j’étais alors en charge de petites tâches qui m’ont permis de me forger, de prendre de l’expérience.
Au bout de 3 ans, j’ai changé d’industrie pour prendre la responsabilité d’une carte de A à Z, dans le domaine des télécoms. Ça m’a vraiment fait progresser.
Et en ce moment, je travaille de nouveau dans le domaine du spatial, je suis responsable de tout le processus de conception de ma carte.

C’est pour ça que j’ai intégré l’entreprise et que j’y reste. Je me sens bien chez ELSYS Design.

Exemples de projets en électronique de puissance chez ELSYS Design

  • Electronique de puissance pour générateurs haute tension dans le domaine médical
  • Conception de l’alimentation d’une des voies d’un calculateur de commandes de vol primaire
  • Conception d’une carte d’alimentation de boîtier télécom
  • Conception d’une carte d’alimentation d’un équipement de signalisation
  • Conception d’une carte d’alimentation moteur

Site carrières d'ELSYS Design

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Un grand merci à Antoine pour son témoignage !